Néanmoins, le gouvernement colombien profite de cette libération pour mettre en avant le sauvetage militaire des otages, ce à quoi nous demeurons farouchement opposés, de même que la famille d'Ingrid Betancourt et le gouvernement français.
Tout d'abord car nous n'avons pas oublié le fiasco qu'a engendré ce type d'opération, lorsqu'en mai 2003, les otages Gilberto Echeverri et Guillermo Gaviria n'en sont pas ressortis vivants. Mais aussi car ici, le sauvetage militaire n'a pas abouti à la libération immédiate de l'otage : celui-ci a pris l'initiative personnelle et courageuse de s'enfuir pour se cacher durant 5 jours dans la jungle. Tout s'est exceptionnellement bien terminé mais sans faire preuve de pessimisme forcé, la fin aurait pu être tout autrement dramatique.
Les opérations militaires peuvent avoir lieu d'être mais alors, elles doivent garantir 100% de succès, ce qui n'est pas le cas. Les FARC et le gouvernement colombien doivent donc dialoguer, décrisper leurs exigences, pour la conclusion d'un accord humanitaire.
Signez la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt sur http://www.ingridbetancourt-idf.com