A cette occasion, le Comité de soutien lui a présenté son exigence principale : la mise en place d'une cellule de crise officielle travaillant sans cesse à ce qu'Ingrid Betancourt soit libre au plus vite. Le Ministre l'a accepté et au sein de cette cellule de crise, travailleront des représentants du Quai d'Orsay, de l'Elysée et de Matignon ainsi que des techniciens, spécialistes de ce genre de dossier, issus des ministères de la Défense, de l'Intérieur et de la Justice.
La première mission de cette cellule est d'obtenir des preuves de vie d'Ingrid tant celles-ci sont cruellement inexistantes depuis 3 ans. Ces preuves de vie sont d'autant plus fondamentales que le Ministère doit savoir s'il oeuvrera pour une personne vivante ou non.
Cette cellule rendra compte de son travail, au minimum, tous les mois à l'ensemble de la famille d'Ingrid et au Comité de soutien. De même, la presse aura enfin la possibilité de suivre ce qui était par trop un dossier d'officine, même si la discrétion nécessaire à toute affaire d'otage ne permettra pas de tout dévoiler.
Il s'agit d'une avancée importante tant la France a enfin décidé de faire les choses de manière sérieuse et structurée. Il était temps. Toutefois, si nous ouvrons la porte du dialogue et de la construction en commun, nous n'en baissons pas moins la garde : comme toute entité responsable, le gouvernement est soumis à une obligation de résultats. De notre côté, comme toute entité citoyenne, nous conservons notre liberté d'appréciation et de réaction.
Signez la pétition pour la libération d'Ingrid, de Clara et des otages de Colombie sur http://www.ingridbetancourt-idf.com
