Cette décision est une réponse au refus des FARC de rencontrer le Haut Commissaire du Gouvernement pour négocier l'échange des kidnappés contre des guérilleros emprisonnés ; le gouvernement est disposé à négocier, mais refuse toute zone démilitarisée.
« C'est un signal que le gouvernement doit continuer à combattre pour que les kidnappés retournent chez eux, et ne pas tenir compte des conditions radicales des FARC », a estimé Sabas Pretelt.
Pour autant, rien ne permettait cependant de laisser penser que Bogota connaît la localisation de certains de ces otages, ni qu'une éventuelle opération de sauvetage serait imminente.
« Ils ne sortent pas de leur point de vue d'utiliser l'accord humanitaire pour obtenir un avantage militaire », a affirmé Pretelt, qui a toutefois confirmé que le gouvernement était disposé à rencontrer les délégués de la guérilla « quand ils voudront discuter sur ce sujet dans tout point du pays, dans les communes qu'ils veulent, mais sans les démilitariser ».
Le FARC séquestrent des milliers de personnes, certaines certains depuis plus de sept années, mais offrent de libérer seulement ceux qu'ils appellent des « prisonniers de guerre » (59 colombiens et trois Américains qui travaillaient pour le Plan Colombie, qu'ils accusent d'être des « espions de la CIA.
Signez la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt sur : http://www.ingridbetancourt-idf.com