La mère d'Ingrid Betancourt ne veut pas d'un sauvetage à "feu et à sang"

La mère d'Ingrid Betancourt ne veut pas d'un sauvetage à "feu et à sang"
Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Betancourt, a demandé au Président de la Colombie, Álvaro Uribe, de ne pas tenter un sauvetage militaire des otages.

La mère d'Ingrid a rejeté la solution évoquée par le Ministre de l'Intérieur, Sabas Pretelt, en la qualifiant de « sauvetage à feu et à sang » et a indiqué que « l'unique moyen pour libérer les kidnappés est un accord humanitaire ».

« Aucun Gouvernement ne peut assurer qu'avec un sauvetage par le sang et par le feu les kidnappés retourneront vivants à la maison. C'est pourquoi, une fois de plus, comme à de multiples occasions, nous nous opposons comme famille à ce qu'Ingrid soit libérée d'une manière qui n'offre pas de garanties », a-t-elle déclaré.

Yolanda Pulecio a affirmé que ce « sauvetage est une roulette russe, où le seul gagnant serait le président Uribe, parce que s'ils sont libérés vivants ce sera un succès, et si Ingrid meurt, on dira que c'est la guérilla qui l'a tuée, et cela enlèvera une fois pour toutes le "caillou dans la chaussure".

Ingrid Betancourt, 43 ans, fait partie du groupe de 59 politiciens, soldats et policiers kidnappés durant les sept dernières années par les FARC. Dirigeante du parti Oxygène, elle a aussi la nationalité française et a été kidnappée le 23 février 2002.

Signez la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt sur : http://www.ingridbetancourt-idf.com

# Posté le mercredi 21 septembre 2005 14:21

Modifié le mercredi 21 septembre 2005 14:34

Le gouvernement colombien veut des sauvetages militaires pour les otages

C'est ce qu'a annoncé le Ministre de l'Intérieur et de la Justice, Sabas Pretelt.

Cette décision est une réponse au refus des FARC de rencontrer le Haut Commissaire du Gouvernement pour négocier l'échange des kidnappés contre des guérilleros emprisonnés ; le gouvernement est disposé à négocier, mais refuse toute zone démilitarisée.

« C'est un signal que le gouvernement doit continuer à combattre pour que les kidnappés retournent chez eux, et ne pas tenir compte des conditions radicales des FARC », a estimé Sabas Pretelt.

Pour autant, rien ne permettait cependant de laisser penser que Bogota connaît la localisation de certains de ces otages, ni qu'une éventuelle opération de sauvetage serait imminente.

« Ils ne sortent pas de leur point de vue d'utiliser l'accord humanitaire pour obtenir un avantage militaire », a affirmé Pretelt, qui a toutefois confirmé que le gouvernement était disposé à rencontrer les délégués de la guérilla « quand ils voudront discuter sur ce sujet dans tout point du pays, dans les communes qu'ils veulent, mais sans les démilitariser ».

Le FARC séquestrent des milliers de personnes, certaines certains depuis plus de sept années, mais offrent de libérer seulement ceux qu'ils appellent des « prisonniers de guerre » (59 colombiens et trois Américains qui travaillaient pour le Plan Colombie, qu'ils accusent d'être des « espions de la CIA.

Signez la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt sur : http://www.ingridbetancourt-idf.com

# Posté le mercredi 21 septembre 2005 14:13